Gathas commentaire n°11

« Je ne suis pas venu pour changer l’humanité.  Je suis venu l’aider à poursuivre son chemin. »Pir Zia: « Le but du chemin soufi n’est pas d’imposer à l’esprit humain un système de croyance particulier. Le but est de révéler ce qui est déjà présent à l’intérieur des profondeurs  de l’esprit _ le cœur, et de révéler ce qui est dans les profondeurs du cœur _ l’âme ; et aussi de révéler ce qui existe dans les profondeurs de l’âme _ le propre être de Dieu.
Essayer de changer une personne n’est pas nécessairement un acte de bienveillance, même si l’intention était bonne. Chaque personne est qui elle (ou il) est. En même temps, l’expérience d’une personne n’est jamais définitive. Nous changeons tous constamment lorsque nous traversons la vie. S’apporter mutuellement de l’aide au fil du changement, extérieur et intérieur, est la voie de la bienveillance.
Tout comme il est préférable d’aider un ami sur le chemin plutôt que d’essayer de changer son ami, quand on en vient à ce qui est en train d’émerger dans l’expérience de l’humanité dans sa globalité, une assistance judicieuse tournée  vers le déploiement de l’horizon de beauté, procure une aide que le rejet impatient ne peut jamais donner. »

GATHAS commentaire n°10

 « Je considère l’échec comme un tremplin vers le succès »

PIR ZIA: « Le voyage de la vie est fait d’essais et d’erreurs. C’est en faisant qu’on apprend. Quel que soit le résultat de nos entreprises, aucune expérience ne se perd si, à travers elle, on apprend quelque chose et si on poursuit sa route, déterminés à aller plus loin.
A première vue, le succès est gratifiant et l’échec décevant. Cependant, d’un point de vue plus profond, quant au déploiement de l’esprit et du cœur, la connaissance gagnée à travers le succès et la connaissance gagnée par l’échec sont tout aussi enrichissantes.
Tout voyageur sur le chemin de la vie connaîtra parfois des succès et parfois des échecs. La différence entre ceux qui voyagent bien et ceux qui ne le font pas, réside dans leur attitude. Aux yeux du pessimiste, un échec précède des déconvenues toujours plus profondes. Pour l’optimiste, ce n’est rien d’autre qu’un tremplin sur le chemin du succès.
L’échec conduit généralement à l’échec, à moins que l’espoir ne s’interpose. L’espoir joue le rôle de l’ouvreuse, à la porte du succès.
Et qu’est-ce que le succès ? Obtenir ce qu’on désire est une forme de succès. Mais dès qu’un désir est assouvi, un autre surgit. Le réel succès est dans l’éveil, toujours croissant, de la sagesse et de l’amour, dans la poursuite du voyage de la vie.

 

GATHAS commentaire n°9

 « Je considère l’échec comme un tremplin vers le succès »

Commentaire de Pir Zia: Le voyage de la vie est fait d’essais et d’erreurs. C’est en faisant qu’on apprend. Quel que soit le résultat de nos entreprises, aucune expérience ne se perd si, à travers elle, on apprend quelque chose et si on poursuit sa route, déterminés à aller plus loin.
A première vue, le succès est gratifiant et l’échec décevant. Cependant, d’un point de vue plus profond, quant au déploiement de l’esprit et du cœur, la connaissance gagnée à travers le succès et la connaissance gagnée par l’échec sont tout aussi enrichissantes.
Tout voyageur sur le chemin de la vie connaîtra parfois des succès et parfois des échecs. La différence entre ceux qui voyagent bien et ceux qui ne le font pas, réside dans leur attitude. Aux yeux du pessimiste, un échec précède des déconvenues toujours plus profondes. Pour l’optimiste, ce n’est rien d’autre qu’un tremplin sur le chemin du succès.
L’échec conduit généralement à l’échec, à moins que l’espoir ne s’interpose. L’espoir joue le rôle de l’ouvreuse, à la porte du succès.
Et qu’est-ce que le succès ? Obtenir ce qu’on désire est une forme de succès. Mais dès qu’un désir est assouvi, un autre surgit. Le réel succès est dans l’éveil, toujours croissant, de la sagesse et de l’amour, dans la poursuite du voyage de la vie.

Gathas commentaire n°8

« Rien ne me plaît davantage dans la vie que de faire plaisir aux autres, mais il est difficile de plaire à chacun. »
Pir Zia
: Il y a trois raisons, qu’une personne puisse avoir,  d’essayer de faire plaisir à une autre. La première est à des fins stratégiques : nous désirons nous faire un ami ou en garder un et éviter de nous faire un ennemi. Maintenir le bonheur des gens autour de nous, autant que possible, a généralement comme effet d’adoucir notre chemin de vie.
La seconde raison, qu’une personne puisse avoir, d’essayer de faire plaisir à une autre, est d’être bien vue. Très souvent, notre propre image est liée à l’opinion des autres. Une attention bienveillante nous épanouit et nous dépérissons sous les regards critiques.
La troisième raison est pur altruisme. Cette motivation transcende les mystérieuses incertitudes qui couvrent le mental de leur ombre. Nous voulons faire plaisir aux autres parce que nous réalisons, en notre for intérieur, que toute autre personne est un autre nous-même.
Mais, même si notre motivation est la plus pure qui soit, faire plaisir aux autres n’est pas toujours facile. Comme le dit Hafiz : »L’amour semblait, tout d’abord, être une chose facile _ mais ah ! Quel dur réveil ! »
Parfois, en faisant plaisir à une personne, on déplaît à une autre ; il y a des cas où on ne peut pas, dans l’immédiat, plaire à deux personnes à la fois. La tentative de faire plaisir à chacun est noble, mais pour finir, on doit suivre sa conscience et agir en fonction de ce qu’on croit être le mieux.

Gathas commentaire n°7

« Je me sens moi-même, quand je suis seul avec moi-même »
Pir Zia: Il existe deux formes de référence à soi-même, le «moi » et le « je».
Les caractéristiques physiques et sociales définissent le moi. Il est né un certain jour et un jour, il mourra. Entre-temps, il a des yeux pour voir.
Le « je », par contraste, n’a pas de nom, pas de forme. La naissance ne l’a pas créé et la mort ne le détruira pas non plus. Ce n’est pas tant un phénomène de voyance que le fait de se voir soi-même.
Tout comme les autres apprécient le moi, le moi s’estime lui-même. Le « je », d’un autre côté, ne gagne rien à travers la bonne opinion des autres et il n’est pas touché par leur mépris.
Sur la place du marché du monde, le moi occupe le premier plan. Dans chaque rencontre, il renégocie sa place. Pendant ce temps, le « je » est en dormance.
C’est seulement dans le silence de la solitude que le « je » émerge. Il n’y a, alors, plus de moi ou autre chose, seulement  le témoin de ce qui apparait. Enfin on se sent soi-même.
Le sentiment d’être soi-même vient d’abord, tout naturellement, quand on est seul. Mais le mystique apprend, en temps voulu, à être seul au milieu de la foule : être non seulement un « moi » parmi d’autres « moi », mais un « je » parmi des « je ».

Noor Inayat Khan dans la Silsilla

Pir Zia: « Stimulé par la découverte, lors du festival d’Astana Archive (1), d’une pièce de théâtre écrite par Pirzadi-Shahida Noor, j’ai longuement réfléchi à sa vie et son legs tout au long des derniers mois. Pour moi, c’est devenu plus clair que jamais auparavant : le temps est venu pour notre ordre de la reconnaitre comme une personne essentielle, ayant porté la tradition du Message soufi. On peut tirer une prodigieuse inspiration de ses écrits, et plus encore de sa vie, qui a été un véritable conte de Jataka dans la vie réelle.

Si Dieu le veut, la pièce de théâtre de Pirzadi-Shahida Noor, Aede of the Ocean and Land (2), sera publiée cette année. C’est une fascinante histoire, semblable à l’Odyssée d’Homère mais au plan spirituel. Cet été, au camp du Zénith en Suisse, une semaine sera dédiée à Pirzadi-Shahida Noor, la chevalerie et Aede.  Je vous encourage à venir, si vous le pouvez. Et cela, nous l’espérons, ne sera qu’un début ».

DECLARATION PIR ZIA 5 FEVRIER 2018

(1) Astana est la capitale du Kazakhstan
(2) Aède, né de la Terre et de l’Océan

Gathas commentaire n°6

« Je travaille dans la simplicité et ne m’inquiète pas des résultats. Ma satisfaction est dans l’accomplissement du travail qui m’est donné, le réalisant au mieux de mes capacités, et je laisse les effets à la Cause »

Pir Zia: Le Seigneur Krishna a dit : « Soyez tout entier dans l’action, et non dans les fruits de l’action ».

Faites ce qui est à faire, sans être attaché aux résultats.

Il est facile de tomber dans l’embuscade de la peur. « Et si j’échouais ? » « Et si mes efforts étaient en vain ? » De telles spéculations ne servent à rien. Le travail qui est donné doit être entrepris, que ce soit un succès ou un échec. Ce qui importe, c’est l’effort.

La tâche donnée est le travail que nous savons être notre, au plus profond de notre être. S’adonner à ce travail, c’est trouver sa place dans l’harmonie de l’univers. Travailler au mieux de ses compétences signifie créer l’unité du corps, du cœur et de l’âme dans l’effort et ne jamais abandonner.

La rencontre de la paix, à travers un travail qui connait une fin heureuse, est toujours lointaine. Par contre, la paix que l’on trouve dans le travail bien fait, est là, à chaque pas sur le chemin.

Gathas commentaire n°5

« Tant que j’agis selon ma propre intuition, je réussis, mais chaque fois que je suis les conseils des autres, je m’égare. »

PIR ZIA: « Ce ne serait pas une bonne idée pour une anguille, de demander son chemin à un brochet ou à une truite, pour aller à la mer des Sargasses. Au creux de ses viscères, elle connait déjà le chemin. Pour elle, la meilleure solution c’est de faire confiance à son instinct. Il en est de même pour les êtres humains.

Un philosophe demanda à une femme derviche ce qu’était la vérité. Du doigt, elle désigna ses yeux. Il demanda ce qu’était le mensonge. Elle lui tira l’oreille. Elle voulait dire que, voir c’est croire mais il faut se méfier de ce qu’on nous dit.

Quelle que soit la question, la réponse est déjà là. Toutefois elle est enfouie sous d’innombrables peurs et diverses envies. On a besoin de s’éclaircir l’esprit pour reconnaître ce que l’on sait déjà.

Alors, les conseils sont-ils inutiles ? Pas nécessairement. Le prophète Mahomet a dit : « Le croyant est un miroir du croyant. » C’est là une parole révélatrice, qui confirme que, ce que l’on sait dans son intimité la plus profonde, est comme une lumière sur la lumière.

Pour cette raison, les Guides dans notre Ordre ne donnent pas de conseils. A la place, ils mettent en avant l’intuition du murid. »

Gathas commentaire n°4

« Chaque âme est pour moi semblable à un monde, et quand la lumière de mon esprit s’y pose, elle révèle clairement à mes yeux, tout ce que ce monde contient. »

Pir Zia: Y aurait-il un monde s’il n’y avait pas de témoins? C’est la perception du monde qui en fait un monde. Comme il y a de nombreux récepteurs, il y a, en conséquence, de nombreux mondes.

Imaginez la cellule sombre d’un ermite. La lumière y pénètre à travers deux fentes dans le toit. Un rayon de lumière illumine une volute de fumée. L’autre captive et paralyse un papillon de nuit dans son vol.

L’esprit est la lumière. L’âme est une portion de la lumière après division. Le mental est ce qui se révèle dans le rayon de cette portion de lumière.

Au niveau du mental, et dans une certaine mesure, deux personnes peuvent se connaître en comparant leurs perceptions à travers leur conversation. Mais une âme connaît une autre âme dans le silence _ et cela, en s’élevant au niveau de l’esprit, pour ensuite redescendre et poser ses ailes sur l’autre âme.

Quand la lumière d’une âme en irradie une autre, elle est le témoin de ce que contient le mental de l’autre. Quand l’amour réunit deux âmes en esprit, leurs lumières convergent pour former une flamme double et ainsi les deux mondes n’en forment plus qu’un.

Gathas commentaire n°3

« J’ai appris davantage de mes erreurs, bien plus que de mes mérites. Si j’agissais toujours bien, je ne pourrais pas être humain. »

 » Nous aurions pu être créés en tant qu’êtres parfaits, dans un monde parfait. Mais cela n’a pas été le cas pour une raison bien précise. Dans un monde tranquille et parfait, il n’y aurait rien à découvrir. C’est dans le dévoilement de l’Etre Parfait, au coeur de ce qui est imparfait, que l’on se doit de trouver un aspect particulier et unique de la perfection.

La vie est l’école de l’éducation du cœur. Chaque jour, une nouvelle leçon nous est donnée. Celles que l’on n’a pas intégrées se répètent jusqu’à ce que l’on comprenne. Les succès nous enseignent quelque chose, mais les faux-pas sont souvent de meilleurs professeurs.

Bien sûr, ce ne sont pas les fautes en elles-mêmes qui nous enseignent. La guidance vient de nos prises de conscience. Quand la vigilance illumine l’obscurité d’une étape délicate de la vie, le chemin se dessine alors à nos yeux.

En venir à accepter ses défauts fait naître humilité et compassion. Ayant observé qu’on ne saisit pas toujours la totalité de la situation, on en vient à réfléchir davantage avant de porter des jugements hâtifs. Reconnaître que l’on est enclin à l’erreur nous amène à être patients avec les maladresses des autres. »

Pir Zia